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Les expos du mois

OLIVIER MASMONTEIL : Peinture, la fausse ingénue

Cette rétrospective est l’occasion de découvrir les 20 ans de carrière d’un artiste
qui n’a jamais cessé de s’interroger sur l’essence même de la peinture, pour créer une œuvre personnelle inscrite dans le présent mais aussi dans l’histoire de l’art.

À l’aube de la cinquantaine, ce qu’il faut sans doute retenir de la carrière d’Olivier Masmonteil, c’est sans doute sa démarche d’explorateur, dans tous les sens du terme. Après des études classiques (Beaux-Arts de Bordeaux, Académie des Beaux-Arts Jacques Gabriel Chevalier à Brives et Spinnerei à Leipzig) et plusieurs expositions individuelles et collectives, il enchaîne deux tours du monde afin d’approfondir le paysage et renouveler l’expérience des peintres voyageurs. Il se plonge ensuite dans l’histoire de la peinture, étudiant les grands maîtres comme Tintoret, Le Brun, Corrège, Vélasquez, Boucher, Ingres… Olivier Masmonteil a d’abord considéré la copie comme un apprentissage long et minutieux, pour comprendre toutes les subtilités des touches et du langage des maîtres. « Il y a l’envie assumée d’embrasser toute l’histoire de l’art et d’en révéler les secrets », précise-t-il. Il y a ensuite puisé son inspiration personnelle, s’attaquant aux grands thèmes de l’histoire de l’art paysages, portraits, natures mortes, baigneuses, grands décors, scènes mythologiques, historiques…

Le temps du plaisir
Ainsi, Olivier Masmonteil a-t-il écrit progressivement, au fil des années, les chapitres
successifs de sa vie de peintre, en explorant chacun de ces thèmes en profondeur. « Je fais
des séries car je constate que mon rapport contemplatif à la peinture va en augmentant. Je
travaille plus vite, plus intensément, et pourtant je reprends indéfiniment les mêmes sujets,
je repeins pour trouver autre chose. Ces séries me révèlent des problématiques que je
n’avais pas vues au départ. Il y a aussi cette force du sujet banal qui me plaît, qui peut être
travaillé jusqu’à l’os », explique-t-il. Après douze années passées à peindre des paysages,
regroupés au sein d’un premier volet, « La possibilité de peindre », Olivier Masmonteil est
entré dans une nouvelle ère, qu’il a lui-même baptisée « Le plaisir de peindre ».
Après une présentation de certaines de ses œuvres dans plusieurs galeries de la Rive
Gauche en avril dernier et une conversation picturale sur l’histoire de l’art avec l’artiste Gaël
Davrinche à la Maison des Arts d’Antony (de mai à juillet), Olivier Masmontiel enchaîne
en beauté avec cette exposition à la Fondation Fernet-Branca. Cette rétrospective, la
première d’une si grande ampleur dans une institution culturelle française, marque une étape importante dans sa carrière. Les cinq salles permettent de déployer les grandes thématiques qui ont jalonné son parcours, livrant en plusieurs chapitres, sa vision de la peinture, de ses Paysages aux Baigneuses en passant par les copies de chefs-d’œuvre revisitées.

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