Serge Labégorre, Le blues, 2018, acrylique sur toile, 116 x 81 cm.

Depuis plus de 25 ans, Jean-Patrice Oulmont poursuit son travail sur le bois. « À travers lui, matière à sculpter, c’est de l’arbre dont je voulais parler. L’arbre comme fil conducteur, l’arbre comme l’inspirateur de ma recherche. J’avais envie de parler du vivant, de la façon dont il me touche, me fascine, et c’est grâce à l’image, la proximité de l’arbre que j’ai pu le faire. Je retiens de lui un faisceau de lignes, de fibres qui s’allongent, se dilatent, en laissant de plus en plus d’espace à l’air, comme pour une envie de respiration. mais aussi la présence des noeuds, qui orientent, retiennent et ralentissent un flot de sève. C’est dans ce parcours ponctué de liens, qui tissent la matière, s’inscrivent dans la nécessité de cohésion, que je souhaite voir apparaître la sculpture ». Une approche qui résonne avec celle de Serge Labégorre, dont les personnages éclatent de vitalité. Ses visages nous subjuguent : le trait est sûr, sans ambiguïté, le regard est vif, pénétrant, déterminé, et le fond noir qui l’entoure, loin de l’engloutir, relève encore davantage sa détermination. Le corps suit naturellement, avec une audace des couleurs et de la matière, auréolé de lumière. Un hymne à la vie, une victoire pour la vie (Serge Labégorre, victime d’une longue maladie qui le contraint à l’immobilité a su trouver dans la peinture son mode d’expression). Durant tout l’été, cette exposition met en regard ces deux visions du vivant, de l’humain et de la nature, aussi exceptionnelles que fragiles.

Fonds Labégorre
Galerie du Fonds Labégorre, 40510 Seignosse
Du lundi au vendredi de 9h à 18h, le samedi de 11h30 à 18h
Entrée libre
www.fondslabegorre.com