Art et postérité

C’est une révolution ! Aujourd’hui, ARTS MAGAZINE Int. passe en version bilingue pour satisfaire la clientèle internationale des galeries et double sa pagination. Cela a été rendu possible grâce à la fidélité de notre lectorat depuis 15 ans, c’est-à-dire la vôtre. Toute l’équipe de ARTS MAGAZINE Int. se joint à moi pour vous dire un grand « merci » pour votre confiance. Comme chaque année, la FIAC va donner le ton de la création artistique contemporaine. Une création marquée par une inflation des prix et une tendance à la provocation, parfois extrême, comme l’installation Tetzahuitl du mexicain Fernando Palma ou le Prometheus Delivered de l’autrichien Thomas Feuerstein, présentés à l’occasion de la Biennale de Lyon. Choquant ? Pas plus que La Fontaine (urinoir) de Marcel Duchamp. Duchamp, dont on oublie souvent qu’il a appris la peinture et exploré différents styles, de l’impressionnisme au cubisme, exposant au Salon des indépendants de 1912 son Nu descendant un escalier qui a divisé la critique. Un univers où il est difficile de faire la différence entre le talent de l’artiste et le talent du communicant. Mais cette question n’est pas nouvelle. Tous les artistes reconnus aujourd’hui ont été en rupture avec leur époque. Le Greco, auquel le Grand Palais consacre une magnifique exposition, est ainsi le dernier grand maître de la Renaissance mais aussi premier grand peintre du Siècle d’Or. Peter Saul, qui nous a accordé une interview exclusive à l’occasion de la rétrospective que lui consacre les Abattoirs de Toulouse, s’amuse à réinterpréter la culture du monde et des États-Unis mais aussi l’histoire de l’art. Un mois après la FIAC, le salon Fine Arts Paris, dédié aux Beaux-Arts « de l’Antiquité à nos jours », est l’occasion de prendre un peu de recul sur l’actualité foisonnante mais parfois déroutante de l’art contemporain. Dans un monde contemporain où la communication compte souvent plus que le talent, seule la postérité tranchera. Parlez de ARTS MAGAZINE Int. autour de vous si vous aimez le lire autant que nous aimons le faire.